Suis-je normal ?

Sur les 135 questions que compte notre évaluation de la personnalité humaine, rares sont ceux qui ont la moyenne partout.

Autrement dit, pour chacune des questions, il y a une moyenne chiffrable, qui est du côté du oui ou du non. Par exemple, nous pouvons dire qu’en moyenne, les personnes répondent « oui » à « j’aime manger ».

Aussi, quand une personne répond « oui » à cette question, elle pense comme tout le monde.

Et voilà donc le problème de « suis-je normal » qui pointe. En réalité, d’après notre base de données, les personnes qui « pensent comme tout le monde » sur toutes les questions sont extrêmement rares. Il y a toujours quelques questions qui sont différentes.

Ainsi, ce qui est normal c’est d’être différent.

Oui mais à quel point ?

Nous avons calculé sur l’ensemble des tests le nombre moyen de différences de réponses. Ce nombre moyen devient la « normalité ».

A partir de cet indicateur, nos résultats permettent de comprendre 2 choses :

  • L’écart en valeur absolue dit le degré d’exception de la personne.
    Autrement dit, avoir -20 points ou +20 points revient au même : être à 20 points de ce qui est « ordinaire ». C’est une sorte de degré de rareté.
  • La direction de cet écart dit le type d’exception de la personne.
    Autrement dit, plus l’écart est négatif, plus la personne « pense comme tout le monde ». Et inversement, plus l’écart est positif, plus la personne « pense différemment des autres »

C’est donc un indicateur plutôt pertinent pour répondre non pas à la question « suis-je normal », qui en réalité n’a pas beaucoup de sens, mais à: « Mon degré de  complexité est-il ordinaire ? »

Voici les courbes calculées sur différents segments :

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Les courbes ont été calculées sur les 650 000 observations de la base de données.

Une chose évidente saute aux yeux: il y a un rebond !

Les courbes sont presque parfaitement symétriques sur le sommet, mais il y a un rebond…

Nous ne savons pas encore la nature et le pourquoi de ce rebond et comptons bien en découvrir les raisons.
C’est comme s’il y avait une sorte de « bascule », un seuil à partir duquel quand on pense différemment des autres, on fait la totale. Comme si d’un coup cela devenait de l’ordre du principe d’opposition.

En d’autres termes,  ce rebond est peut-être bien un détecteur de ceux qui ont fait du comportement de « ne pas être d’accord » un principe de vie.

Dit vulgairement: le rebond des emmerdeurs 🙂

Quoi qu’il en soit, cela donne un éclairage intéressant sur la notion de normalité et la richesse de la personnalité humaine.

Aussi, il ne sert à rien de se demander « Suis-je normale(e) », la question est plutôt « Suis-je rare ? » , car les gens normaux sont de toute évidence plutôt exceptionnels.

 

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