Les femmes aiment les hommes qui prennent des risques

L’expérience faite par M.D.Baker et J.K.Maner a démontré une relation positive entre la motivation de l’accouplement et la prise de risque, mais seulement chez les hommes qui avaient été exposés à des images de femmes très attractifs. En outre, la prise de risque chez les hommes a été associé à une mémoire améliorée pour les visages féminins attractifs. Aucune relation entre la motivation de l’accouplement et la prise de risque a été observée chez les hommes exposés à des images de femmes sans attrait, ni une telle relation observée chez les femmes. Cette expérience fournit la preuve que les états psychologiques associés à l’accouplement peuvent favoriser la prise de risque, que ces effets sont spécifiques et sont sensibles au contexte situationnel.

Autrement dit, la motivation copulatoire enclenche chez les hommes des comportements de prise de risque uniquement en présence de femmes qu’ils estiment attirantes.

Les femmes, elles, reconnaissent ces comportements comme  la reconnaissance de la présence d’une très belle femme.

Source : Risk-taking as a situationally sensitive male mating strategy,  Michael D. Baker, Jon K. Maner. 2008

Trouver le Grand Amour

C’est l’été, c’est les vacances…

Vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui font des tests de personnalité juste pour passer le temps, parce qu’ils s’ennuient fermement au travail et qu’ils ont un léger doute sur leur santé mentale.

Certes, ce n’est pas notre métier que de faire des tests genre « suis-je fait pour l’amour », « suis-je prêt à maigrir », « suis-je intelligent, beau et promis à la gloire » etc.

Mais là, au détour d’une conversation avec un jeune homme de notre équipe, qui dans un moment de relâchement nous a confié les affres de sa solitude, nous lui avons développé un outil « comme dans les magazines », mais avec des vrais chiffres.

L’objectif était de lui redonner espoir sur ses possibilités de trouver la personne idéale en cherchant dans notre base de données selon ses critères. Ainsi,  l’outil calcule le pourcentage de personnes susceptibles d’être son « Grand Amour ».

Dès le premier essais, il est tombé à moins de 2%, tous métiers confondus. Autant vous dire que nous nous sommes tous regardé un peu embarrassés. 2% c’est peu. 2% c’est pas gagné …

Du coup, trouvant cet outil plutôt amusant, nous avons décidé de le mettre en ligne.

Pour le recrutement et les RH, vous aurez compris qu’il est possible de détourner l’utilisation de l’outil évidemment …

Alors n’hésitez pas regardez vos chances de Trouver la personne idéale

 

PS: oui, nous stockons toutes les requêtes pour une étude ultérieure 

 

 

A la recherche de ce qui ne varie pas – Partie 2

Suite de notre recherche de ce qui ne varie pas sur 12 ans de données et 640 000 observations

Article précédent : La question « j’aime manger »

 

Nous allons à présent regarder de plus près

la Question 326 : »Les formes sensibles ne sont qu’un renseignement »

D’emblée, nous avons parfaitement conscience que cette question est difficile. Il est donc probable que beaucoup de sujets aient répondu au hasard, ce qui expliquerait sa constance proche de la moyenne neutre à 2.50 pts.

Pour autant, cette question pose aussi 2 paradigmes de la perception :

1. Ce que je perçois est de la pure information.

2. Ce que je perçois contient du sens en plus de la simple information.

De plus, et c’est là une bonne surprise, les variations de moyennes font passer de oui à non et inversement !

Variations par années et par mois

Aucune variation notable de 2001 à 2013, la moyenne reste à 2.56 (Ecart moyen de 0.02), c’est-à-dire, plutôt non.

 

Par genre, entre les hommes et les femmes

Si les personnes ont répondu au hasard, alors les hommes et les femmes n’ont pas le même hasard …

B_Q326
B_genre Moyenne N Ecart type
1 2.48 243812 .919
2 2.61 398668 .956
Total 2.56 642480 .945

 

Là c’est vraiment intéressant. Non seulement il y a un écart non-négligeable entre les hommes et les femmes sur cette question, mais en plus il s’agit d’une réponse opposée !

Pour les hommes, OUI, les formes sensibles ne sont qu’un renseignement.
Pour les femmes, NON, les formes sensibles ne sont pas qu’un renseignement.

Et pour le coup, ce résultat nous a tellement surpris que nous vous donnons aussi le comptage pour bien mesurer l’impossibilité d’une erreur.

Il semble donc qu’en cherchant ce qui ne varie pas, nous ayons trouvé une des différences fondamentales entre les hommes et les femmes (sans dire pour autant sa cause, culturelle, biologique etc.) . Autrement dit, l’un et l’autre perçoivent le réel différemment. Les hommes perçoivent de l’information, les femmes perçoivent du sens.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises…

Variations par âge

B_Q326
B_age Moyenne Ecart type
0-16 2.56 .969
16-18 2.59 .928
18-25 2.59 .926
25-35 2.54 .949
35-45 2.46 .994
45-55 2.39 .997
55+ 2.30 .975
Total 2.56 .945

Ces chiffres sont particulièrement importants. Avec l’âge la réponse passe de NON (jusqu’à 35 ans) à OUI (au-delà)

Résumé vulgairement, quand on est jeune on croit que tout à du sens, à 40 ans, on y croit plus ! C’est la crise de la quarantaine !

Par métier

B_Q326
B_cspintra Moyenne Ecart type
Cadres (informatique, télécoms) 2.50 .882
Cadres autres secteurs 2.50 .907
Chefs d’entreprises 2.44 .947
Professions libérales 2.46 .991
Professions intellectuelles, artistiques 2.60 .992
Chercheurs ou médecins des hopitaux 2.48 .968
Enseignants ou personnels de la santé 2.55 .967
Etudiants 2.60 .912
Collégiens-Lycéens 2.59 .942
Agriculteurs exploitants 2.52 .967
Ouvriers spécialises ou agricoles 2.48 .988
Artisans 2.50 1.008
Commercants et assimilés 2.49 .992
Employés (informatique, télécoms) 2.56 .926
Employés de la fonction publique 2.53 .977
Employés des entreprises 2.55 .960
Retraités, pré-retraités 2.25 .957
Chomeurs et inactifs 2.55 .996

Pour les retraités, oui, les formes sensibles ne sont qu’un renseignement, et cela confirme la courbe descendante selon l’âge

Et pour les intellectuels et les artistes, non, il y a plus dans les formes sensibles.

Voilà les 2 opposés.

Conclusion

Mine de rien, par cette simple analyse de surface, 2 observations importantes :

Alors que cette question semble indépendante de l’époque (invariante sur 12 ans), elle a la particularité d’opposer 2 visions du réel. Nous aurions pu penser, qu’étant donné la difficulté de la question, les réponses seraient pour le moins toutes orientées selon la même tendance. Et c’est là la surprise : Les variations sont de l’ordre de la réponse opposée.

Ainsi, hommes et femmes sont plus que différents, il sont opposés sur cette question.

De même, l’âge fait changer d’avis sur la question .

Nous regrettons de ne pas avoir demandé des 1999 l’âge exact des sujets, ce qui nous aurait permis de définir exactement l’âge de « bascule ».

Nous pouvons donc dire que cette question est invariante, a priori culturellement, mais qu’elle reste particulièrement dépendante de l’expérience du réel, au sens du vécu.

Plus que cela, nous pouvons plus philosophiquement affirmer que la prise de position de « percevoir du sens », ou « il y a du sens », est durement mise à l’épreuve au fil des années vécues… au point même d’être abandonnée autour de 40 ans…

Prophétie hypothétique : Il nous paraîtrait étonnant qu’un tel changement de paradigme ne s’accompagne pas de changement physiologique, en cause ou en effet.

To be continued

Différence entre les hommes et les femmes

Travaux préliminaires

Base 640 000 observations sur 12 ans – fichedepersonnalite.com – LAINE Pierre-jean

 

Introduction

Soyons clair, sur le sujet, tout a été dit. Tout ou presque. Notre propos est ici d’aborder cette question de la différence ou de la similarité des genres par le biais de notre base de données.

Autrement dit, comment s’expriment les différences entre les hommes et les femmes sur 12 ans de collecte de donnée (640 000 observations) et 131 questions (item) ?

Le système de notation : les valeurs vont de 1 (oui) à 4 (non), la moyenne neutre est donc de 2.5

Première passe :

Nous avons simplement, pour chacune des questions, regardé la valeur absolue de la différence de score entre les hommes et les femmes, tous âges, toutes CSP, et ce, par année et mois, de 2001 à 2014

Résultats :

  • 62 questions ont un écart moyen négligeable inférieur à 0.10 points
  • 28 questions ont un écart moyen supérieur à 0.20 points
  • 9 questions (sur les 28) ont un écart moyen supérieur à 0.30 points

Nous pourrions penser, d’emblée, qu’il y a donc une différence notable entre les genres. Pour autant, ce n’est pas aussi simple que cela.

Il a déjà été prouvé et rabâché que certaines fonctions (motrices par exemples) sont différentes entre les sexes. Ce qui nous intéresse est plutôt de l’ordre des différences psychologiques.

Est-ce à dire que nous allons étudier les questions une par une pour analyser et évaluer leur pertinence sur le sujet qui nous préoccupe ? Non. Il y a plus simple à faire.

Nous allons tester une hypothèse :

S’il est vrai que petit à petit, dans nos pays francophones, culturellement, la différence entre les hommes et les femmes s’amenuise, alors, sur 12 ans, nous devrions retrouver l’amenuisement de cet écart. Plus que cela, nous devrions être en mesure, théoriquement, de définir un indicateur d’égalité.

Autrement dit, nous devrions être en mesure d’identifier :

  • GROUPE 1 : Les questions qui ont un écart faible et invariant, c’est-à-dire les sujets sur lesquels ni la culture, ni la physiologie n’a d’incidence.
  • GROUPE 2 : Les questions qui ont un écart important, mais une faible variation. Ces questions seront donc directement liées aux différences physiologiques entre les sexes
  • GROUPE 3 : Les questions qui ont un écart important, et qui ont des variations importantes dans le temps. Ces questions seront donc les sujets sur lesquels les différences entre hommes et femmes sont imputables à la culture et au contexte

 

Observations

Groupe 1 : Faible écart (NEC), faibles variations (NV)

NEC NV

2001

   0.01

2002

             0.01

2003

             0.02

2004

             0.01

2005

             0.02

2006

             0.02

2007

             0.02

2008

             0.02

2009

             0.02

2010

             0.02

2011

             0.01

2012

             0.01

2013

             0.02

2014

             0.01

clip_image002

Ce groupe est indexé sur la moyenne de 23 questions avec variation d’écart moyen (écart type) inférieur à 0.02 par mois, et écart moyen total inférieur à 0.10

Analyse :  Nous constatons que, même si l’indice change sensiblement pour les femmes et les hommes, l’écart lui, reste stable.

Nous pouvons donc en déduire 2 conclusions a priori :

  • Les 23 questions représentent un indice qui subit des variations chez les femmes et chez les hommes séparément depuis 2012 /2013. Nous ne pouvons rien dire de la cause de ses variations.
  • Les variations de cet indice n’ont aucun impact sur l’écart entre les hommes et les femmes. Les deux sexes varient avec la même amplitude.

Donc, cet ensemble de 23 questions semble être un bon indicateur de la similarité invariante entre les genres.

 

Groupe 2 : Grand écart (GDEC), faibles variations (NV)

GDEC NV

2001

             0.06

2002

             0.04

2003

             0.06

2004

             0.05

2005

             0.06

2006

             0.06

2007

             0.06

2008

             0.05

2009

             0.04

2010

             0.05

2011

             0.05

2012

             0.04

2013

             0.05

2014

             0.05

clip_image004

Ce groupe est indexé sur la moyenne de 11 questions avec variation d’écart moyen inférieur ou égal à 0.02 par mois, et écart moyen total supérieur à 0.20

Analyse :  Nous constatons que cet indice change sensiblement pour les femmes et les hommes en 2012/2013. Cette variation n’a pas d’impact sur les variations d’écarts.

Cet indicateur est censé représenter les différences irréductibles (donc physiologiques) entre les hommes et les femmes, et être invariant.

Groupe 3 : Grand écart (GDEC), Grandes variations (GDV)

GDEC GDV

2001

             0.05

2002

             0.08

2003

             0.09

2004

             0.07

2005

             0.11

2006

             0.13

2007

             0.13

2008

             0.15

2009

             0.13

2010

             0.14

2011

             0.14

2012

             0.12

2013

             0.13

2014

             0.11

 

clip_image006

Ce groupe est indexé sur la moyenne de 8 questions avec variation d’écart moyen supérieur ou égal à 0.03 par mois, et écart moyen total supérieur à 0.20

Analyse :  Nous constatons que :

  • L’écart se réduit depuis 2011, après 10 ans de hausse.
  • Les indices séparés Hommes/Femmes ne sont pas du tout synchronisés.

 

Interprétation :

C’est évidement le groupe 3 qui nous intéresse. Autrement dit, l’indice de ce qui est clairement différent entre les genres et variable dans le temps.

L’indice d’écart en lui-même :

Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’écart entre les hommes et les femmes se creusait depuis les années 2004. Ce n’est que depuis 2011 qu’il semble se réduire.

La courbe des indices par genre nous indique que :

En 2004 , ce sont les hommes qui ont changés de façon non-négligeable, alors que les femmes, elles, ont continué une évolution stable à la baisse.

Autrement dit, si à cette époque les hommes n’avaient pas changé, l’écart culturel/contextuel entre les hommes et les femmes se serait amoindri. Au lieu de cela les hommes, en changeant plus vite, ont augmenté cet écart.

En 2011, il semble que ce soit le contraire qui se passe. Ce sont les femmes qui viennent de changer de façon notable, alors que les hommes, eux, restent stables. L’écart se réduit donc vers les valeurs des hommes, alors qu’avant 2004, c’étaient les hommes qui rejoignaient les valeurs des femmes.

En d’autres termes, sur la question de l’égalité des sexes :

Notre approche nous permet de dire qu’il s’est passé quelque chose en 2003/2004 qui a amené un changement soudain des hommes sur l’ensemble des questions de cet indice. Les femmes n’ont pas réagit à cet événement avec la même amplitude.

De plus, en 2012/2014, les femmes s’approchent de plus en plus de l’indice que les hommes avaient en 2004. Alors que l’indice de ces derniers apparaît stable. Ce qui explique une baisse d’écart.

Il nous semble important de noter que, selon cet indice, de toute évidence :

  • Les hommes et les femmes n’évoluent pas de la même façon
  • Les femmes semblent, sur 12 ans, se rapprocher de l’indice des hommes et non le contraire. Ou tout du moins, plus vite que ces derniers.

Ce qui nous permet de conclure qu’a priori :

  • Globalement, les hommes et les femmes sont plus similaires que divergents
  • Sur les questions de divergences, la tendance est au mouvement des femmes vers les valeurs des hommes et non le contraire.

 

Conclusion

Depuis 12 ans l’indice des femmes se rapproche de celui des hommes (femmes 2014 : 2.26 pts, hommes 2004 : 2.23 pts)

Or l’indice des hommes lui aussi varie à la baisse dans les années 2004, à la hausse faible depuis 2008.

Donc, les femmes vont vers plus d’égalité en s’approchant des valeurs des hommes.

Mais les valeurs des hommes ont changé et changent plus rapidement, ce qui fait varier l’écart final.
Donc, par rapport à notre hypothèse de départ, nous pouvons dire que :

  • Oui, nous allons vers plus d’égalité du fait que les femmes prennent petit à petit les valeurs des hommes.
  • Oui, il y a plus de similarités invariantes que de divergences.
  • Non, dans les chiffres, nous n’allons vers plus d’égalité que depuis peu d’années. Nous nous en sommes largement éloignés depuis le début des années 2000 du fait d’un durcissement soudain des valeurs des hommes vers 2004.

 

Note : nous laissons le soin au lecteur de faire sa propre enquête sur les événements qui pourraient expliquer les variations de l’indice des hommes, car cela n’est pas notre propos.

 

NEC NV : 3, 259, 266, 268, 269, 271, 272, 276, 277, 278, 279, 280, 281, 282, 287, 289, 298, 297, 302, 311, 321, 347, 59

GDEC NV : 245, 250, 253, 254, 264, 284, 306, 323, 340, 349, 97

GDEC GDV : 1 , 291, 305, 318, 319, 330, 336, 82