Évaluer le locus de contrôle

Le concept de locus de contrôle a été développé pour la première fois par Julian Rotter en 1954, et est défini de manière générale comme la mesure dans laquelle les individus croient qu’ils sont capables de contrôler les résultats de leur propre vie. Selon Paquet (2009), le locus de contrôle peut être subdivisé en deux types distincts : le locus de contrôle interne et le locus de contrôle externe. Un locus de contrôle interne est la croyance que les résultats dépendent principalement des actions et des efforts personnels. Dans le cas contraire, un locus de contrôle externe se caractérise par une croyance envers les facteurs et les circonstances externes comme la chance ou la volonté des autres qui contrôlent les résultats.

Quelle incidence en termes de comportements ?

Les études sur le locus de contrôle ont montré que ce concept peut avoir des conséquences significatives sur un large éventail de variables, notamment le bien-être psychologique, la performance académique et les comportements à court terme. Ainsi, les individus qui croient avoir un locus de contrôle interne sont plus susceptibles d’avoir une attitude positive envers leurs activités quotidiennes, de persévérer dans les moments difficiles et de maintenir leurs performances à des niveaux élevés. De même, ceux qui croient disposer d’un locus de contrôle externe sont susceptibles d’avoir une attitude plus négative et de se sentir plus impuissants dans des situations stressantes. Par conséquent, ces personnes peuvent également montrer une plus grande tendance à se laisser aller et à ne pas persister en face des défis. Autrement dit, le concept de locus de contrôle est un outil important à prendre en compte lorsqu’on étudie le comportement humain, car il peut avoir une influence considérable sur la façon dont les gens perçoivent et réagissent aux événements de leur vie. Les chercheurs et les praticiens peuvent utiliser cette information pour aider les gens à améliorer leurs comportements, à mieux s’adapter aux changements et à atteindre de meilleures performances.

Pour l’orientation et le recrutement

Il existe trois différences entre le locus de contrôle et l’attribution.

  1. Le locus de contrôle est considéré comme quelque chose qui se produit avant l’événement, alors que l’attribution se produit après l’événement.
  2. Le locus de contrôle fait référence au fait que le comportement d’une personne est lié ou non à un renforcement, alors que l’attribution définit l’origine du renforcement.
  3. La troisième différence est que le locus de contrôle concerne les renforcements, tandis que l’attribution concerne les comportements de la personne.

Il existe un lien étroit entre la façon dont une personne contrôle sa vie et la façon dont elle envisage son futur emploi. Une étude a révélé que les étudiants qui avaient le sentiment de pouvoir contrôler leur propre vie avaient de meilleurs scores lorsqu’ils pensaient à leur future carrière que les étudiants qui avaient le sentiment de ne pas pouvoir contrôler leur propre vie. Les auteurs notent que les étudiants qui ont le sentiment de contrôler leur vie croient en l’importance de planifier leur future carrière, voient comment leur expérience universitaire peut les aider à obtenir un emploi et sont plus sensibles aux avantages de l’apprentissage.

Ce lien étroit entre la mesure dans laquelle une personne contrôle sa propre vie et la façon dont elle planifie sa future carrière a été confirmé par l’étude de Bernadelli en 2003. Les travaux de Chevrier en 1987 ont également montré que les personnes qui contrôlent leur propre vie ont généralement une connaissance étendue de différentes choses.

Une différence avec le « sentiment d’efficacité personnelle »

Le locus de contrôle est une façon de voir le monde et de se comprendre soi-même. Il aide une personne à savoir ce qu’elle doit faire ensuite, sans dépendre des autres. Le sentiment d’auto-efficacité est similaire, mais différent en ce qu’il se réfère à la capacité d’une personne à accomplir des choses. En ce qui concerne le modèle hiérarchique de la maturité, nous savons que le locus de contrôle est positivement corrélé à l’internalité, mais il est difficile à ce stade de le relier à l’échelle des processus ou de l’auto-représentation.

Conclusion

En conclusion, la compréhension du concept de locus de contrôle est essentielle pour les chercheurs et les praticiens afin d’aider les gens à améliorer leurs comportements, à mieux s’adapter au changement et à obtenir de meilleures performances. Il est également important en termes d’orientation et de recrutement car il peut avoir une influence significative sur la façon dont les gens perçoivent et répondent aux événements de leur vie. En outre, il existe des différences entre le locus de contrôle et l’attribution qui doivent être prises en compte lors de l’étude du comportement humain. Enfin, l’auto-efficacité partage certaines similitudes avec le locus de contrôle, mais ne doit pas être confondue avec lui en raison de ses objectifs différents. Dans l’ensemble, prendre en considération le pouvoir que les motivations internes ont sur nos activités quotidiennes apportera certainement des résultats positifs tant sur le plan personnel que professionnel.

Le test d’orientation RIASEC

Choisir le bon parcours professionnel peut être une tâche décourageante. Il est difficile de savoir quelle direction prendre et comment vos intérêts s’intégreront au marché du travail.

Vous pouvez vous sentir dépassé par toutes les options disponibles, ou ne pas savoir quelles sont celles qui vous conviennent le mieux. Heureusement, il existe un outil qui peut vous aider à prendre une décision éclairée : le test RIASEC.

Qu’est-ce que le test RIASEC ?

Le test RIASEC a été créer par J. L. Holland en 1950. Ce test, qui signifie « réaliste, investigateur, artistique, social, entreprenant et conventionnel », est utilisé pour mesurer l’intérêt d’une personne pour différentes orientations professionnelles. Il est basé sur l’idée que les gens ont des inclinaisons naturelles vers certains intérêts professionnels et qu’ils peuvent identifier le type qui convient le mieux à leurs compétences.

Les 6 types de vocations

Réaliste : Les personnes qui préfèrent ce type de travail sont généralement pratiques et aiment travailler avec des machines ou des outils. Les mécaniciens, les électriciens et les plombiers sont des exemples de professions réalistes.

Investigateur : Ce type de personne aime explorer et rechercher de nouvelles idées. Elles préfèrent souvent travailler seules, comme les scientifiques ou les historiens.

Artistique : Les personnes qui choisissent cette vocation aiment créer et s’exprimer à travers l’art, la musique ou le design. Les artistes, les écrivains et les acteurs sont des exemples de professions artistiques.

Social : Ce type de carrière est basée sur le travail avec les gens. Ces professions consistent à aider, à enseigner ou à prendre soin des autres. Les travailleurs sociaux, les conseillers et les infirmiers sont des exemples de professions sociales.

Esprit d’entreprise : Les personnes de cette catégorie préfèrent travailler dans des rôles de direction où elles peuvent prendre des décisions et des risques. Elles ont souvent la volonté de réussir, comme les entrepreneurs ou les vendeurs.

Conventionnel : Ce type de carrière implique de travailler avec des chiffres et des faits, comme les comptables ou les analystes de données. Ils sont généralement soucieux des détails et préfèrent travailler dans un environnement organisé.

Comment le test RIASEC peut-il vous aider ?

Le test RIASEC est conçu pour vous aider à comprendre vos intérêts. A l’issue du test vous aurez en résultat 2 vocations : Une Majeure et une Mineure.

Vous serez R.I. ou A.C. etc.

Cela permet par exemple de trouver des listes de métiers adéquats par le biais des fiches ROME de Pôle Emploi.

D’un point de vue des ressources humaines et des tests de recrutement, le test RIASEC peut servir à mieux apprécier l’orientation possible de l’évolution des employés.

Par contre le RIASEC ne dit rien des relations interpersonnelles, il ne cherche qu’à définir des grosses lignes de vocation personnelle.

Conclusion

C’est un test très intéressant à faire, car il est « segmentant » : on ne peut pas être tout. Savoir dans quelle direction vos intérêts sont naturellement orientés peut constituer une base intéressante pour la prise de décision.

Le test RIASEC peut vous aider à prendre des décisions éclairées sur votre future orientation professionnelle et à comprendre quels types de vocations correspondent le mieux à vos compétences. Il s’agit d’un outil précieux pour quiconque souhaite explorer ses options et tirer le meilleur parti de son potentiel.

Vous en trouverez des implémentations gratuites sur :

  1. https://personaroom.com
  2. http://deporientation.free.fr/RIASEC_Flash/RIASEC_Flash_2Consigne.php

Le test des Big5

Introduction au Big5 Test – ce qu’il est et pourquoi il est important

Le test Big5 est une évaluation de la personnalité qui mesure cinq dimensions fondamentales de la personnalité : Ouverture à l’expérience, Conscience, Extraversion, Agréabilité et Neuroticisme. Ce test a été mis au point au milieu des années 80 par deux éminents psychologues et est devenu depuis l’une des méthodes les plus utilisées pour évaluer les personnalités individuelles dans le cadre des sciences psychologiques et cognitives. Ce test est utilisé dans divers contextes, depuis les entretiens d’embauche et les choix de carrière jusqu’aux conseils matrimoniaux et aux exercices de constitution d’équipes.

Le Big5 Test mesure cinq grands traits de la personnalité, chaque trait ayant de multiples facettes. L’ouverture à l’expérience concerne la volonté d’explorer de nouvelles idées, de nouveaux arts et de nouvelles cultures. La conscienciosité concerne la discipline personnelle et la responsabilité d’accomplir des tâches. L’extraversion concerne le niveau de sociabilité, d’affirmation de soi et de recherche d’excitation d’une personne. L’agréabilité reflète la gentillesse, la prévenance et la générosité d’une personne. Enfin, le névrosisme ou stabilité émotionnelle mesure la capacité d’une personne à gérer le stress et l’anxiété.

Explication résumée des cinq dimensions de la personnalité mesurées par le test Big5

Ouverture à l’expérience

L’ouverture à l’expérience est une facette de la personnalité d’une personne qui mesure sa volonté d’explorer le monde qui l’entoure. Elle reflète le degré d’ouverture d’une personne aux nouvelles idées, cultures, formes d’art et autres. Les personnes qui ont une grande ouverture d’esprit sont généralement créatives et ouvertes, tandis que celles qui ont une faible ouverture d’esprit peuvent être plus conservatrices et moins ouvertes

Conscienciosité

La conscience est un trait qui mesure le niveau d’autodiscipline, de responsabilité et de concentration d’une personne. Les personnes très consciencieuses sont plus enclines à se fixer des objectifs, à planifier et à travailler dur pour accomplir leurs tâches. Elles peuvent être très organisées et fiables, tandis que celles qui sont moins consciencieuses peuvent être impulsives ou manquer de motivation pour terminer leurs tâches

Extraversion

L’extraversion est une facette de la personnalité qui mesure le degré de sociabilité et d’assurance d’une personne. Les personnes extraverties sont extraverties, bavardes et confiantes. Elles ont tendance à rechercher de nouvelles expériences et aiment être le centre d’attention. En revanche, les personnes introverties peuvent être plus calmes et timides, et préfèrent observer de loin.

Agréabilité

L’amabilité est un trait qui reflète la gentillesse, la prévenance et la générosité d’une personne. Les personnes très agréables ont tendance à être attentives aux sentiments d’autrui, à faire passer les autres avant elles-mêmes et peuvent même faire des efforts pour aider les personnes dans le besoin. À l’inverse, les personnes peu agréables peuvent être plus hostile et difficile à vivre.

Neuroticisme

Le névrosisme, également connu sous le nom de stabilité émotionnelle, est un trait qui mesure la capacité d’une personne à gérer le stress et l’anxiété. Les personnes névrotiques sont plus sujettes aux émotions négatives telles que la colère, la dépression, l’irritabilité et la culpabilité. En revanche, les personnes stables sur le plan émotionnel ont tendance à être moins réactives aux situations stressantes et peuvent rester calmes dans des situations difficiles.

Exemples d’utilisation de ce test dans le cadre d’entretiens d’embauche et de choix de carrière

Le test Big5 peut être un outil précieux pour les employeurs et les personnes qui souhaitent prendre des décisions éclairées concernant les entretiens d’embauche et les choix de carrière. Les employeurs peuvent utiliser le test pour évaluer les candidats potentiels et déterminer si leurs traits de personnalité correspondent au poste pour lequel ils postulent.

Par exemple, les employeurs peuvent utiliser les Big5 pour déterminer si un candidat est ouvert aux nouvelles idées et prêt à prendre des initiatives.

Les individus peuvent également tirer profit du test, car il fournit un aperçu utile de leurs traits de personnalité, qui peut être utilisé pour envisager différents parcours professionnels. Le Big5 permet aux individus de comprendre comment ils pourraient s’intégrer dans une entreprise et quels sont les parcours professionnels qu’ils devraient envisager en fonction de leur type de personnalité. Cela leur donne donc aussi des directions d’efforts ou de formations à réaliser pour s’adapter.

Conclusion

Le test Big5 est un outil puissant qui peut être utilisé dans divers contextes pour évaluer les individus et éclairer les décisions. Les employeurs peuvent utiliser le test pour évaluer les candidats potentiels et déterminer si leurs traits de personnalité correspondent au poste pour lequel ils postulent, tandis que les individus peuvent bénéficier de son aperçu des différents parcours professionnels en fonction de leur propre personnalité. Le Big5 permet aux employeurs et aux employés de faire des choix éclairés concernant les entretiens d’embauche et les perspectives de carrière en fournissant des informations précieuses sur l’adéquation d’un individu à certains rôles. Grâce à ces connaissances, les deux parties ont accès à des données utiles qui peuvent les aider à trouver la bonne personne, ce qui explique pourquoi le Big5 est devenu un outil d’évaluation aussi important aujourd’hui.

Pour aller plus loin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_des_Big_Five_(psychologie)

Un test sur les valeurs morales

Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture d’un nouveau site pour un nouveau test : PersonaRoom

Il s’agit d’un test inspiré de l’étude des valeurs morales par le Dr Schwartz et son équipe en 2012. 59 questions dans le quiz pour 19 dimensions, cette évaluation est plutôt rapide à réaliser.

L’intérêt est surtout dans la comparaison des profils. Elle permet de faire apparaître comment 2 personnalités vont, presque nécessairement, se compléter ou s’opposer .

Le test des valeurs morales est gratuit et anonyme.

Essayez dès maintenant : PersonaRoom.com – Test de valeurs morales

Les 10 questions où les différences entre les hommes et les femmes changent le plus en 20 ans – Partie 2

Suite à l’article sur les 5 premières questions de notre test qui reflètent les plus gros changements d’écarts entre les hommes et les femmes, voici les 5 autres items.

Rappel: il s’agit de l’évolution des moyennes sur 20 ans , soit 650 000 tests.

Les questions du test :

N°6 – ITEM 354 : J’aime les gens simples, les histoires sans complexité.

Même si globalement, en 20 ans, la réponse moyenne n’a pas beaucoup changé, on constate que les femmes, elles, ont évolué vers un « oui » plus affirmé que les hommes.

On note aussi qu’il y a 20 ans, hommes et femmes partageaient sensiblement la même moyenne, ce qui n’est clairement plus le cas aujourd’hui.

 

N°7 – ITEM 308 : Je prends de moi-même le commandement d’un groupe, la direction d’un travail.

Voilà une des évolutions les plus intéressantes selon nous. Nous pouvons constater que pendant 10/15 ans les hommes et les femmes ont gardé une moyenne et un écart stables, jusqu’en 2015 où une tendance forte c’est installé vers le « oui »

Nous notons que cette rupture d’évolution de la réduction de l’écart a 3 particularités :

  • Hommes et femmes affirment un « oui »
  • Les femmes affirment le « oui » plus rapidement que les hommes et réduisent l’écart
  • Les femmes sont passées de « non » à « oui »

 

N°8 – ITEM 352 : J’ai de la méfiance pour le social , je préfère penser en « toute liberté « 

Si les hommes et les femmes sont tous les 2 sur le « oui », nous notons que l’écart s’est petit à petit réduit en 20 ans.

Ce sont les femmes qui, au final, se sont rapprochées du « oui » plus affirmé des hommes.

 

N°9 – ITEM 244 : Je m’indigne facilement.

Une courbe qui s’avère explicite visuellement sur l’évolution. Nous constatons que, en 20 ans, la moyenne des hommes a varié, en restant dans un petit « non » et est revenue à sa position d’origine.

Les femmes, par contre, on significativement marqué un écart avec les hommes, passant d’une moyenne médiane à un « oui » plus affirmé.

 

N°10 – ITEM 284 : J’aime la symétrie, l’ordre, la régularité.

Cette dernière courbe de notre TOP 10 est une de celle qui est les plus explicites.

Nous constatons qu’en 20 ans, hommes et femmes ont de plus en plus affirmé un « oui » sur cette question du test.

Tout en suivant la même tendance, ce sont les femmes qui ont diminué l’écart en se rapprochant des moyennes masculines.

 

Discussion

Reprenons un tableau caricatural et disons qu’en 20 ans :

  • Les femmes aiment de plus en plus « les gens simples, les histoires sans complexité », plus que les hommes pour qui cette question n’a pas évolué.
  • Les femmes, depuis quelques années, prennent de plus en plus elles-mêmes le commandement d’un groupe, la direction d’un travail, presqu’autant que les hommes.
  • Les femmes ont de plus en plus la même « méfiance pour le social » que les hommes.
  • Les femmes s’indignent de plus en plus facilement, depuis les années 2010, en rupture avec les hommes qui eux, ne s’indignent pas facilement et pas plus qu’avant.
  • Hommes et femmes aiment de plus en plus la symétrie, l’ordre, la régularité. Notamment les femmes depuis quelques années au point de rejoindre les moyennes masculines.

 

Interprétation totalement personnelle :

Difficile d’exprimer une synthèse sur 10 questions. Le monde change, évidemment, notre façon de le percevoir aussi.  Mon impression est que les hommes, peut-être à cause de l’évolution du monde professionnel, sont de plus en plus en capacité de gérer leurs émotions. Ceci expliquerait qu’ils sont plus ouverts à la communication éventuellement conflictuelle, ou capables de gérer froidement une situation (item 300 & 255). Pour ce qui est des femmes, il me semble qu’à partir des années 2010 quelque chose se passe, une orientation, un changement, qui les amène à se rapprocher des moyennes masculines. Est-ce l’égalité, au moins professionnelle, qui se profile ? Une affirmation qui s’accomplit enfin ? Je ne sais pas.

Au final, je ne retiendrais qu’une perplexité : la séparation nouvelle (2010), et de plus en plus significative, sur l’indignation (244). Des bornes auraient-elles été dépassées culturellement devant chaque année de moins en moins acceptable ?

Les 10 questions où les différences entre les hommes et les femmes changent le plus en 20 ans – Partie 1

Un des facteurs qui a le plus d’incidence sur les moyennes de réponses à notre test psychologique est le genre (Homme/Femme)

Nous nous sommes penchés, non pas sur les questions qui marquent le plus les différences entre les hommes et les femmes, mais les questions où cet écart évolue le plus. Autrement dit, les questions où, culturellement, en 20 ans, hommes et femmes se rejoignent (ou se séparent) sur une même moyenne.

Retrouvez toutes les moyennes sur https://www.fichedepersonnalite.com/20ansdedonnees.php
Rappel: il s’agit d’un échantillon de 650 000 tests sur 20ans

Le top 10 des questions

N°1 – Item 300 : Je préfère céder d’avance , au moins en apparence que faire naître l’occasion d’un conflit (courbe 300)

COurbe 300

Cette évolution est très étonnante et c’est la plus marquée de toutes. Avec un écart de 0.17pt sur 20 ans et une évolution moyenne de 0.01pt par an, hommes et femmes se retrouvent sur la même moyenne (2.6pt) , c’est-à-dire un petit « non ».

Mais là où cette courbe est la plus étonnante, c’est que les femmes, en 20 ans, n’ont pas changé d’avis sur la question, leur moyenne reste autour des 2,6pts. Ce sont les hommes qui ont évolué et rejoint parfaitement la moyenne des femmes.

Nous pouvons constater que ce sont les hommes qui convergent vers les femmes sur cette question et cette période, jusqu’à une égalité.

 

N°2 – Item 255 : Je suis parfois si violemment ému que ce que je voulais faire me devient impossible. (courbe 255)

Courbe du la question 255 du test

Avec un changement d’écart de 0.15pt sur 20ans et une moyenne d’évolution de 0.009pt, cette question marque une évolution importante, d’autant plus qu’il s’agit d’une des questions qui polarise le plus les différences entre les hommes et les femmes (écart moyen de 0.69pts).

Comme pour l’item 300, la surprise est que les femmes ne changent pas sur cette question, ce sont les hommes qui évoluent le plus en affirmant la négative.

Nous pouvons constater que ce sont les hommes qui divergent des femmes sur cette question et cette période en affirmant un « non » plus prononcé.

 

N°3 – Item 336 : Je remarque spontanément les costumes de mes amis (courbe 336)

Courbe de la question 336 du test

Cette question est peu polarisée (0.07 d’écart moyen) et pourtant marque une des plus grosses évolutions. En effet, sur cette question du test, l’évolution est de -0.14pt avec une moyenne annuelle de -0.008.

On notera qu’à l’origine (et en moyenne) cet item est particulièrement polarisé avec un écart moyen de 0.21 . Il s’agit donc d’une question qui marque (marquait ?) une différence importante entre les 2 sexes.

Là encore, ce sont clairement les hommes qui convergent vers le « oui » des femmes qui, elles, restent stables.

 

N°4 – Item 266 : J’hésite longtemps avant d’agir (courbe 266)

Courbe de la question 266 du test

Cette question du test est très peu polarisée à l’origine, hommes et femmes apportent une réponse consensuelle et médiane en 2002+  , autrement dit : ni « oui », ni « non ».

Au cours des années se consensus se déplace vers un « oui » plus affirmé, jusqu’en 2014/2016 où une nouvelle tendance vers le « non » apparaît, très forte chez les hommes.

Ceci explique une moyenne d’écart de 0.12pts et une évolution moyenne de 0.007 alors que l’évolution de l’écart ne se produit que sur les 6 dernières années (piège des chiffres moyens)

Ce sont clairement les hommes qui, sur ces dernières années, divergent fortement des femmes en affirmant un « non » plus marqué.

 

N°5 – Item 64 : Je cultive ma spiritualité (courbe 64)

Courbe de la question 64 du test

Voilà une question surprenante et saugrenue qui fait partie des premières du test à sa création. Elle avait été choisie par simple curiosité et ne participait à aucun score à l’origine.

Avec un écart moyen de 0.11pt et une évolution moyenne de 0.007pt sur 20 ans, cette question, comme pour la précédente, semble indiquer un changement de positionnement des hommes sur les dernières années.

On constate que si la courbe évolue au cours du temps, l’écart, lui, ne change pas ou peu jusqu’en 2014/2016. Par contre, dès lors, on peut remarquer que les femmes affirment un « oui » plus prononcé que les hommes sur les 5 dernières années.

 

Discussion 

Pour brosser un tableau caricatural, mais factuel, nous pourrions dire que, en 20 ans :

  • Les hommes préfèrent de moins en moins céder d’avance, même en apparence, que faire naître l’occasion d’un conflit, tout autant que les femmes. Ce qui n’était pas le cas il y a 20 ans où les hommes étaient plus mitigés sur la question. Hommes et femmes partagent la même moyenne aujourd’hui.Interprétation totalement personnelle : Evolution de culture masculine, il vaut mieux communiquer quitte à une confrontation, plutôt qu’un conflit larvé ?

 

  • Les hommes s’affirment comme étant de moins en moins soumis à leurs émotions (item 255), alors que les femmes, sur cette même période, n’ont pas varié de la ligne médiane.Interprétation totalement personnelle : Evolution de culture masculine, durcissement de la capacité d’empathie ? Augmentation de la capacité à séparer les émotions du reste ? Monde professionnel ?

 

  • Les hommes remarquent de plus en plus les costumes de leurs amis, ce qui était loin d’être le cas il y a 20 ans. Les femmes aussi, mais plutôt subtilement.Interprétation totalement personnelle : Evolution de culture masculine ou évolution du regard des hommes sur les femmes avec l’évolution de la mode ? En effet, si on regarde l’Item 1, les hommes ne semblent pas faire beaucoup plus attention à leur façon de s’habiller, alors que les femmes oui!

 

  • Alors que les hommes et les femmes, conjointement, hésitaient de plus en plus avant d’agir jusqu’en 2014, la tendance s’est fortement inversée pour revenir à la même position médiane d’il y a 20 ans, particulièrement pour les hommes qui semblent de moins en moins hésiter.Interprétation totalement personnelle : Cette question est à prendre avec des pincettes, car même si, effectivement en comparant avec l’item 265 – « je suis souvent indécis » (courbe 265), les 2 sexes ont la même évolution ; la différence d’évolution homme/femme n’est pas corrélée alors que les 2 questions, elles, le sont. Autrement dit, cela ressemble plus à une affirmation de langage de la part des hommes : « J’hésite de moins en moins longtemps avant d’agir ! » plutôt qu’à un réel changement de comportement. Cette considération aurait du sens avec ce que l’on vient de dire sur le durcissement des hommes face à leurs émotions…   

 

  • Enfin, même si les hommes et les femmes cultivaient autant l’un l’autre leur spiritualité, depuis 2014, les hommes y prêtent significativement moins attention que les femmes.Interprétation totalement personnelle : Il faudrait corréler avec d’autres questions. Mais cela a a priori du sens en considérant tout ce qui a été dit précédemment.

 

 A suivre avec les 5 questions suivantes …

20 ans de données : des courbes qui basculent sans écarts

Toujours à la suite à notre publication des évolutions des moyennes sur 20 ans de test de personnalité, nous continuons notre revue des items qui basculent de polarité OUI/NON en 20 ans. (Rappelons que cela représente un échantillon de 650 000 tests anonymes sur 20 ans ).

Nous en avons extrait un certain nombre qui ont les mêmes caractéristiques :

  • Changement de polarité oui/non ou inversement sur la période.
  • Linéarité de la progression.
  • Pas de changement d’écart significatif entre les catégories étudiées. CAD, toutes les catégories évoluent à la même vitesse dans le même sens.

Nous avons donc un groupe de questions :

Les question qui passent de OUI/VRAI à NON/FAUX en 20 ans, linéairement :

  • ITEM 357 : Je m’intéresse plus aux applications qu’aux principes
  • ITEM 287  : Je m’engage dans l’action sans règle fixée d’avance

  • ITEM 333 : J’ai des besoins esthétiques profonds

  • ITEM 282  : J’ai horreur de ce qui est habituel et prévu d’avance

Les questions qui passent de NON/FAUX à OUI/VRAI en 20 ans, linéairement :

  • ITEM 355 : Les choses simples m’ennuient rapidement

  • ITEM 331 : Je ne suis pas sensible au luxe
  • ITEM 330 : Je surveille mes gestes, mon ton de voix

  • ITEM 271 : Mes actes sont guidés par les conséquences lointaines qu’ils peuvent avoir (épargner pour la vieillesse etc.)

Pour toutes ces questions, en 20 ans, toutes catégories confondues, nous avons un basculement. Essayons de rendre les profils de « personnalité » plus littéraires et volontairement caricaturaux pour nous permettre de mieux percevoir leurs différences.

Pour caricaturer, donc, il y a 20 ans, les « gens-qui-faisaient-des-tests-sur-internet » :

  • S’intéressaient plus aux applications qu’aux principes
  • Ne trouvaient pas que les choses simples étaient ennuyantes
  • Etaient sensibles au luxe
  • Ne surveillaient pas leurs gestes ou leur ton de voix
  • S’engageaient dans l’action sans règle fixée d’avance
  • Leurs actes n’étaient pas guidés par des conséquences lointaines
  • Avaient des besoins esthétiques profonds
  • Avaient horreur de ce qui est habituel et prévu d’avance

Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, ces mêmes « gens » :

  • S’intéressent plus aux principes qu’aux applications (ou tout du moins pas plus l’un que l’autre)
  • Trouvent que les choses simples sont ennuyantes
  • Ne sont pas sensibles au luxe
  • Surveillent leurs gestes ou leur ton de voix
  • Ne s’engagent pas dans l’action sans règle fixée d’avance
  • Ont des actes guidés par des conséquences lointaines
  • N’ont pas des besoins esthétiques profonds
  • Ne sont pas horrifiés par ce qui habituel et prévu d’avance

Voilà une jolie description de 2 « persona » opposées qui permettent de nourrir de profondes réflexions sur les causes possibles de tels changements.

Puisque nous sommes dans un article sans prétentions scientifiques, mais de simple visite touristique au milieu de BigData, laissons nous aller (c’est mal) à des divagations (c’est très mal).

Imaginons un présupposé nécessaire à cette divagation : « les 2 profils décrivent des archétypes réels de la société française ». Ce présupposé, c’est franchir la ligne rouge, heureusement, nous ne faisons que l’imaginer !

De là, nous pouvons formuler une hypothèse totalement personnelle :

  • En 20 ans , serions-nous devenus des robots?

Discussion et conclusion :

Désolé, je ne peux pas écrire ma conclusion car il faut que je recharge mon portable… 

 

A suivre…

20 ans de données : Item 59 –J’ai beaucoup d’amis

Suite à notre publication des évolutions des moyennes sur 20 ans de test de personnalité, nous en profitons pour nos attarder sur les items qui basculent de polarité OUI/NON en 20 ans.

Nous continuons avec l’item 59 – « J’ai beaucoup d’amis »

https://fichedepersonnalite.com/opendata/imgyearB_Q59.png

Ce que nous observons :

  • De 2002 à 2008 la courbe est stable sur des valeurs subtilement cotées « oui » pour les adultes et clairement pour les mineurs.
  • En 2009 la variation porte les moyennes vers le NON, jusqu’à se stabiliser en 2015 proche du « plutôt non »
  • A partir de 2013/2014 , l’écart des mineurs avec les adultes se réduit rapidement.

Nous aurions pu passer à côté de cette courbe s’il n’y avait pas eu cette étrange variation particulièrement marquée chez les mineurs.

Nous n’avons pas d’explications à proposer pour le basculement de cet item pour les mineurs.

Une chose toute fois : il est intriguant de comparer cet item avec le « n°39 – je regarde beaucoup la télévision . »  En effet, on remarque les mêmes paliers pour la catégorie des mineurs.

https://fichedepersonnalite.com/opendata/imgyearB_Q39.png

Il nous semble possiblement crédible que notre hypothèse sur les Smartphones comme cause de la désaffection de la télévision, corresponde aussi à un esseulement, une perte de lien ou de qualité de lien social.

Une fois encore, ce n’est qu’une hypothèse qui mériterait des recherches approfondies. Nous ne pouvons que constater la rupture de progression dans les données et nous interroger sur sa signification.

A suivre …

20 ans de données : Item 39 – Je regarde beaucoup la télévision.

Suite à notre publication des évolutions des moyennes sur 20 ans de test de personnalité, nous en profitons pour nous attarder sur certains items qui ont attiré notre attention : ils basculent de polarité OUI/NON en 20 ans.

Nous commençons donc par l’item 39 – « Je regarde beaucoup la télévision »

https://fichedepersonnalite.com/opendata/imgyearB_Q39.png

Ce que nous observons :

  • La réponse est globalement « plutôt oui » jusqu’en 2009
  • Il y a un palier centré et stable de 2009 à 2013
  • En 2013 la courbe change de nature pour monter vers un « Non » affirmé
  • Nous constatons que si l’écart entre les hommes et les femmes adultes reste plutôt stable, les mineurs eux, à partir de 2013, déclarent clairement ne plus regarder la télé …

Nos hypothèses que nous pensons mériter d’être vérifiées, un jour :

  • Démocratisation du téléphone portable en 2009 / 2010 ?
  • Déploiement de la 4G en 2013 ?

Notre hypothèse: c’est l’effet des smartphones qui explique les variations.

Chacun pourra comprendre qu’en 2001, à la création du test, il ne nous était pas venu à l’esprit d’ajouter un item « J’utilise beaucoup mon téléphone » . C’est bien dommage, car cela aurait pu appuyer nos hypothèses, ou les invalider. Au mieux nous aurions pu ajouter « j’utilise beaucoup mon TAM-TAM, Biper, Tatoo »… ce qui n’aurait pas arrangé plus notre réflexion.

Enfin, si nos hypothèses sont justes, nous pourrions dire que le rêve de beaucoup de parent s’est réalisé : les enfants regardent a priori moins la télévision.

Il semble cependant que dans le langage courant le mot « télévision » ait été remplacé par celui « d’écran », ce qui a transformé la menace de sanction « tu sera puni de télé » par « tu sera puni d’écran » …

Le monde ne change peut-être pas tant que ça …

Il y a aussi, bien évidemment, beaucoup d’autres hypothèses possibles comme par exemple un changement de qualité des grilles de programme de télévision !

Quoiqu’il en soit , nous n’en savons rien. Nous ne pouvons que constater qu’en 20 ans les « gens-qui-ont-fait-un-test-sur-notre-site » déclarent qu’ils regardent moins la télévision en 2019 qu’en 2002,et que cette variation est particulièrement flagrante chez les mineurs.

 

A suivre …

 

 

20 ans d’évolution, les items qui basculent

La méthodologie

Nous avons cherché tous les items qui changent de polarité au cours de ces 20 ans de données sur les tests psychologiques. Il s’agit plus exactement des items qui passent d’une réponse à une autre, du Oui au Non, ou inversement.  Plus que cela, nous avons sélectionné uniquement ceux dont la courbe est explicite, où elle ne varie pas autour de la moyenne. Nous en avons repéré 15 sur les 132 qui englobent la période :

Du OUI au NON en 20 ans :

  • 39 – Je regarde beaucoup la télévision.
  • 59 – J’ai beaucoup d’amis
  • 252 – Je passe facilement de l’abattement à l’exaltation et vice versa
  • 282 – J’ai horreur de ce qui est habituel et prévu d’avance
  • 306 – J’ai besoin de l’affection de tout le monde, même de ceux dont je n’attends rien
  • 315 – Je suis jaloux dans mes affections et amitiés
  • 333 – J’ai des besoins esthétiques profonds
  • 338 – Les sentiments des autres sont plus importants que leurs actes

 

Du NON au OUI en 20 ans :

  • 244 – Je m’indigne facilement
  • 271 – Mes actes sont guidés par les conséquences lointaines qu’ils peuvent avoir (épargner pour la vieillesse etc.)
  • 287 – Je m’engage dans l’action sans règle fixée d’avance
  • 330 – Je surveille mes gestes, mon ton de voix
  • 331 – Je ne suis pas sensible au luxe
  • 355 – Les choses simples m’ennuient rapidement
  • 357 – Je m’intéresse plus aux applications qu’aux principes

Les données des tests sont ici

Nous reviendrons sur tous ces items petit à petit

A suivre …